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Vidéo : Arthur C. Clarke prédisait les grands principes d’Internet dès 1974

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Le World Wide Web a trente ans ce 12 mars 2019. L’écrivain de science-fiction Arthur C. Clarke envisageait dès 1974 notre utilisation actuelle des ordinateurs, avec Internet (le support) et surtout le Web (le réseau d’informations utilisé). Voici la vidéo, que nous vous avons sous-titré en français pour l’occasion ! Cette interview a été diffusée en 1974 dans l’émission scientifique “Perspective” sur la chaîne australienne ABC.

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Interview • Jean-Claude Dunyach : le destin spatial de Lady Évangeline

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L’écrivain français de science-fiction Jean-Claude Dunyach est de retour cette année avec Trois hourras pour lady Évangeline, en librairie le 20 juin aux éditions L’Atalante. Une héroïne irritante mais héroïque, l’humanité en danger, la place des femmes dans le récit, l’avenir spatial… L’auteur nous livre le portrait de son nouvel ouvrage.

De quoi parle « Trois hourras pour lady Évangeline » ?

C’est un space opera un peu particulier, car à l’origine il y avait une novella, donc un texte d’une cinquantaine de pages, qui traitait d’une adolescente envoyée sur une planète-école. Elle se retrouvait prisonnière d’une ruche qui essayait de la transformer en reine. Cette histoire me plaisait. Le personnage aussi, bien qu’il soit absolument odieux et insupportable… Mais je trouvais que cette Évangeline avait une vraie vitalité.

À un moment donné, un univers s’est déployé tout autour. Elle est devenue une partie d’une histoire beaucoup plus large, ce qui donne un roman dans lequel l’expérience préalable d’Évangeline va lui permettre de communiquer avec une variété d’extraterrestres dont le but est d’exterminer l’humanité. Elle demeure le seul espoir d’arriver à établir un compromis. Il y a beaucoup de morts, mais on arrive à une fin… à peu près équilibrée !

Quel était le plus plaisant dans l’écriture de ce roman ?

Je me suis régalé surtout parce que la plupart des personnages sont féminins et que ce ne sont pas des Captain Marvel, mais juste des femmes qui, confrontées à un problème qui les dépasse et qui dépasse l’humanité, tentent de survivre de la meilleure façon. Et si possible d’arranger les choses !

J’ai voulu me projeter dans un espace au sein duquel cette histoire d’inégalité entre hommes et femmes n’existe plus, car l’égalité sexuelle et de perception y est présente au point que tout le monde peut s’en moquer. C’est un endroit où la sexualité est débridée, et où toutes les formes de sexualité sont placées au même plan. On ne se pose même pas la question de savoir si on est homosexuel, hétérosexuel, etc., on se demande juste « Dans quel pourcentage je suis aujourd’hui, qu’est-ce que j’ai envie de faire en ce moment avec cette personne en face ? ». Personne ne te juge sur le fait que tu sois un homme ou une femme. Cela me permet de jouer avec les archétypes et de dire que ces archétypes ne servent à rien.

Je crois que toute société qui se développera dans l’espace aura réglé son problème de rapport hommes-femmes, car sinon nous sommes coincés.

Lady Évangeline semble être un peu comme Cersei dans Game of Thrones : elle est méchante, mais on adore la détester. Comment opère ce type de charme dans un récit ?

Évangeline n’est pas quelqu’un de mauvais par essence. Elle est juste une adolescente insupportable de 16 ans (on sait tous ce que c’est !). Mais à un moment donné elle est face à une situation où sa survie est confrontée à des choix inacceptables. Elle fait la seule chose qu’elle peut faire : s’en tirer. J’aime les gens qui survivent, au-delà de la morale, au-delà de toute forme de respect de soi en se disant « Tant pis pour cette bataille, je survivrai pour faire la prochaine ». C’est ce qu’elle fait.

On dirait une forme de récit initiatique…

Pas totalement. Ce n’est pas forcément un récit de passage à l’âge adulte, mais surtout un récit sur le passage à un autre niveau de conscience de soi. On cesse d’être une gamine égocentrique et insupportable, avec tous les malaises que ça peut comporter, pour devenir quelqu’un qui s’assume.

Un développement vers l’espace est-il le futur inéluctable de notre société ?

Je l’espèce, car si on ne le fait pas, cela veut dire que l’on va rester sur une planète dont on va progressivement épuiser les ressources. Donc je me dis comme les Américains, « the only way is up », la seule façon c’est de regarder vers le ciel.

La science-fiction incarne quel type de message concernant ce futur spatial ? Optimiste, pessimiste ?

À partir du moment où l’humanité que je décris est dans l’espace, cela prouve qu’elle a survécu. Donc c’est un projet optimiste. Et là, en plus, elle est confrontée à une menace terrifiante à laquelle elle survit malgré tout.

La science-fiction n’est pas vocation à être optimiste ou pessimiste, elle a pour vocation de regarder loin et de dire « je vous emmène là-bas », pour voir quels sont les chemins que l’on a pris pour y arriver, et quelles conséquences cela peut avoir.

Puisque tout est parti d’une novella pour donner un roman, l’univers de Lady Évangeline va-t-il s’étendre encore au-delà de cet ouvrage ?

Non, nous sommes arrivés au bout de l’histoire. Que le personnage revienne quelques années plus tard, je ne sais pas. Je souhaite une longue vie à Évangeline. Ce qu’elle peut devenir m’intéresse. Un jour, peut-être qu’il y aura une vieille Dame Évangeline qui viendra m’expliquer ce qu’elle a vécu, et à ce moment-là j’écrirai un autre livre. Mais pour l’instant, ce n’est pas le cas.

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4 écrivains de SF à découvrir si Love, Death + Robots vous a passionné

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La science-fiction semble de plus en plus à l’honneur sur Netflix, ce qui se confirme par l’arrivée de l’anthologie à succès Love, Death + Robots, pilotée par les deux grandes figures du cinéma que sont David Fincher et Tim Miller. Cette série de court-métrages d’animation met en scène 18 petites histoires, aux scénarios souvent emprunts de SF, d’uchronie, voire d’un peu de fantastique.

La plupart de ces épisodes sont l’adaptation de nouvelles écrites par des écrivains reconnus en littératures de l’imaginaire. Voici quatre d’entre eux, dont les œuvres majeures ont été traduites en français.

Ken Liu

L’un des meilleurs épisodes de l’anthologie, Bonne chasse, provient d’une nouvelle signée Ken Liu. Il nous emmène au début du XXe siècle pour suivre le parcours d’une créature huli jing, personnage traditionnel des contes chinois. Cette femme renarde est chassée par les hommes, à l’image de toute son espèce. En cause? Leur capacité à se transformer en humaine “séduisante”.

Face à un monde qui s’industrialise et qui perd en magie, elle va rester bloquée dans sa version humaine. Grâce à l’aide d’un ami, et motivée par la cruauté des hommes, elle va utiliser les nouvelles technologies émergentes pour redevenir la créature renarde qu’elle était… mais en version robotique.

Pour une bonne dose d’histoires écrites par Ken Liu et dans la veine de cet épisode, l’idéal est de se tourner vers son recueil de nouvelles, La ménagerie de papier (Folio SF). Vous y trouverez de tous les genres, du plus poétique au plus effrayant, en passant par des expériences franchement bizarres. Ken Liu est capable de faire des miracles avec une nouvelle de seulement deux pages.

Après ce recueil, vous ne résisterez probablement pas à enchaîner avec l’étonnant L’homme qui mis fin à l’histoire, un roman court de seulement 100 pages.

Ken Liu, L’homme qui mit fin à l’histoire. Le Bélial.

A travers le principe d’une machine à voyager dans le temps qui permet de se rendre une seule fois à une seule époque donnée sans pouvoir agir sur les événements, Ken Liu dénonce les crimes de guerre commis par le Japon entre 1936 et 1945. Ne vous attendez pas à une narration classique : il s’agit en fait d’une sorte de reportage fictif, construit comme une succession de témoignages, documents, interviews.

John Scalzi

Pas moins de deux épisodes de l’anthologie proviennent quant à eux des idées de John Scalzi : Les Trois Robots (trois compagnons robotiques qui philosophent – ou divaguent – en voyageant dans un environnement post-apocalyptique) et Histoires Alternatives (Hitler meurt de plusieurs façons différentes ce qui crée une nouvelle uchronie à chaque fois).

Scalzi est très aimé par les lecteurs et lectrices de SF, en témoigne le succès de son blog Whatever. Si les folles idées conceptuelles amenant plein de questionnements humains vous font vibrer, alors vous adorerez Les Enfermés, publié chez L’Atalante. Suite à un virus ayant provoqué des millions de morts, certains survivants ont développé un étrange syndrome : ils sont bien vivants, conscients, mais prisonniers de leur propre corps. Pour se déplacer et continuer à vivre plus ou moins normalement, ils vont devoir incarner leur conscience dans des androïdes, qu’ils contrôlent alors via des implants biotechnologiques.

John Scalzi, Les Enfermés. L’Atalante

Son œuvre la plus connue, avant Les Enfermés, est incontestablement Le Vieil Homme et la Guerre. Dans un univers où les humains possèdent des colonies spatiales sur plusieurs planètes et sont en conflit avec diverses races extra-terrestres, nous suivons un homme de 75 ans qui s’engage les forces coloniales de défense. Ce récit est réputé pour être particulièrement emprunt de violence, mais au service d’une réflexion éthique sur ce sujet.

L’Atalante publie par ailleurs ce mois-ci un nouveau roman de John Scalzi, “L’interdépendance“, space opera qui s’annonce vertigineux.

Alastair Reynolds

S’il y a bien un épisode qui a fait son petit effet chez les internautes, c’est Derrière la faille. La direction artistique sublime de réalisme autant que le “twist” final ont eu un franc succès. L’histoire est signée Alastair Reynolds, tout comme L’Oeuvre de Zima.

Cet écrivain britannique est l’un des piliers de la hard science-fiction (très fidèle scientifiquement, y compris dans son vocabulaire). Il est principalement connu pour son cycle des Inhibiteurs : au 26e siècle, l’humanité s’est répandue aux quatre coins de l’espace et s’est “augmentée” de la tête au pied à l’aide des technologies (implants, prothèses cyborg, longévité accrue…).

Dans ce futur, une question reste toutefois non résolue : Existe-t-il d’autres vies intelligentes dans l’Univers ? La réponse sera la rencontre fortuite avec des machines conscientes vieilles de centaines de milliers d’années. Malheureusement, cette espèce-là s’avère menaçante envers toute forme de vie.

Alastair Reynolds, L’espace de la révélation. Pocket

Son autre cycle notable, Les Enfants de Poséidon, s’ancre dans un contexte afro-futuriste. L’Afrique est devenue l’épicentre planétaire des innovations technologiques et de la conquête spatiale. Nous découvrons ce futur à travers une multitude d’intrigues politiques et familiales passionnantes.

Peter F. Hamilton

Terminons cette sélection avec le tout premier épisode de l’anthologie, L’Avantage de Sonnie. Dans une atmosphère visuelle assez époustouflante, une femme mène des combats de gladiateurs à travers le corps d’un monstre. Le scénario est adapté d’une nouvelle de l’écrivain britannique Peter F. Hamilton.

Parler de la bibliographie de cet auteur est une tâche difficile tant elle est épaisse. Sa particularité majeure est surtout d’avoir construit un univers futuriste très cohérent basé autour de l’idée d’un Commonwealth spatial.

Cette saga nous embarque au 24e siècle à la rencontre d’une humanité ayant colonisé des centaines de planète, reliées par des trous de ver. Une forme de paix politique est possible grâce à ce fameux Commonwealth. Mais la disparition soudaine et inexpliquée d’une étoile, dans l’espace lointain, va mobiliser la création d’un vaisseau spatial capable de voyager en vitesse supra-luminique, pour se rendre sur place et en savoir plus. Le premier tome est publié en France chez Bragelonne, sous le titre L’Étoile de Pandore : Pandore abusée, et c’est probablement par là qu’il faut démarrer la découverte de cet écrivain.

Peter F. Hamilton, Pandore abusée. Bragelonne

On regretta tout de même que Love, Death + Robots ne mette pas davantage en valeur des nouvelles écrites par des femmes. Les possibilités ne manquent pas, ne serait-ce que du côté de Nancy Kress ou Ursula Le Guin. Peut-être pour une saison 2 ?

La saison 1 de Love, Death + Robots est disponible sur Netflix depuis le 15 mars 2019.

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