Nous suivre sur les réseaux sociaux

à lire en plus

Muse sort « Thought Contagion », un single massif et rétro-futuriste

Publié il y a

le

Quelques mois après le contesté Dig Down, Muse est de retour avec un nouveau single, Thought Contagion. Musicalement, ce nouveau titre rassemblera peut-être davantage les fans que le précédent. Moins minimaliste, il est plus complexe et original. À peine diffusé, il semble déjà avoir une place unique dans la discographie du groupe anglais.

L’électro est très présent, mais dans un juste équilibre avec une ambiance sonore très rock. Nous avons même droit à un sublime riff, vers la fin du morceau. Lors du refrain, le chorus de fond parachève l’impression d’une musique massive et puissante, pleine de richesse musicale. Finalement, on retrouve au cours de ces trois minutes l’aspect épique de Muse, ce qui est sûrement l’une des caractéristiques que l’on aime le plus chez eux.

Nous pourrions aussi relever que Thought Contagion rappelle le style de l’album The Resistance, qui contient le célèbre Uprising. Pour autant, ce n’est pas une redite. Côté voix, Matthew Bellamy semble s’essayer à de nouvelles façons de chanter. Depuis Dig Down, Muse semble s’être lancé dans une atmosphère pas loin d’être « rétro-futuriste » à travers le style musical et les clips. Rappelons que le rétro-futurisme est une tendance qui dépeint « l’avenir tel qu’on le voit dans le passé » et « le passé tel qu’on le voit du futur ». Un curieux mélange futur / passé. Et justement, le décor de la vidéo semble tout droit sorti des années 80, mais de nombreux éléments sont malgré tout futuristes, comme par exemple la sensation que tout ceci se passe dans une réalité virtuelle.

D’ailleurs, la scène de fin est un hommage à la célèbre danse du « Thriller » de Mickael Jackson, mais en version science-fictionnelle… car les zombies s’avèrent être des entités virtuelles.

Continuer la lecture
Cliquez ici pour commenter

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

à lire en plus

Vidéo : Arthur C. Clarke prédisait les grands principes d’Internet dès 1974

Publié il y a

le

Le World Wide Web a trente ans ce 12 mars 2019. L’écrivain de science-fiction Arthur C. Clarke envisageait dès 1974 notre utilisation actuelle des ordinateurs, avec Internet (le support) et surtout le Web (le réseau d’informations utilisé). Voici la vidéo, que nous vous avons sous-titré en français pour l’occasion ! Cette interview a été diffusée en 1974 dans l’émission scientifique « Perspective » sur la chaîne australienne ABC.

Continuer la lecture

à lire en plus

La technologie est-elle providentielle ? Olga Lossky explore cette question dans « Risque Zéro »

Publié il y a

le

La plume d’ange : puce électronique implantée sous la peau pour analyser en continue la santé de son utilisateur, fournissant ainsi un rapport détaillé sur les meilleures réponses possibles à tous les besoins biologiques. Temps de sommeil, durée et contenu des repas, tout est dicté au millimètre par cette puce. Tel est le système qui s’est généralisé dans Risque Zéro, un roman d’anticipation signé Olga Lossky, chez Denoël. Et, comme le nom de l’ouvrage l’indique, dans ce futur placé en 2040, l’objectif d’un tel service est l’absence totale de la moindre prise de risque. Mais quel est le prix de cette perfection… est-elle ne serait-ce qu’humaine ?

La société que décrit Olga Lossky est une sorte de cocon protecteur, où rien ne doit ni ne peut jamais être laissé au hasard. Tout est calculé, surveillé, contrôlé pour éviter le moindre danger. Ce système s’appuie évidemment entièrement sur les nouvelles technologies. A cette image, la médecine numérique s’est généralisée, et les voitures sont entièrement autonomes.

La fameuse puce sous-cutanée citée précédemment est proposée par une entreprise judicieusement nommée Providence, à laquelle il faut évidemment être adhérent pour bénéficier des services proposés. Avec ce monde futuriste (pas si éloigné du nôtre), Olga Lossky imagine finalement que l’État-Providence est remplacé par une sorte de Technologie-Providence, un système où les technologies sont perçues par les citoyens comme la meilleure réponse à tous leurs besoins, toutes leurs craintes. D’ailleurs, symbole de ce « glissement » de légitimité : les hôpitaux privés, disposant de médecine technologique dictée par les algorithmes, ont largement plus la côte que les hôpitaux publics, en voie de disparition.

Vie d’une famille au cœur de cette société du risque zéro

En soi, le futur imaginé dans Risque Zéro a déjà été traité dans nombre d’ouvrages de science-fiction. Pourtant, Olga Lossky a réussi à proposer quelque chose d’original sur ce sujet, et cela tient non seulement à son approche narrative qu’à son excellente écriture.

La romancière s’intéresse au fond assez peu à la dimension technologique d’une telle société, et ne cherche pas à être dans un discours politique (on peut même estimer que classer le roman en dystopie ou non ne tient qu’aux yeux que les lecteurs portent dessus). Elle a choisi d’opter pour une vision totalement humaine, quasi ontologique, d’un tel « Big Brother providentiel ». Elle se penche ainsi sur l’impact que cela peut avoir sur une vie quotidienne parmi d’autres et, pour ce faire, ses protagonistes sont ancrés dans le parcours d’une seule et même famille, dont on suit le parcours face aux conséquences du système de risque zéro mis en place dans ce futur.

Nous découvrons d’abord Agnès. Réfractaire à l’évolution technologique que prend la société, elle exerce comme anesthésiste dans un hôpital public, l’un des derniers lieux où le numérique ne contrôle pas tout. C’est alors qu’une patiente, adhérente au programme de l’entreprise Providence, décède sur la table d’opération. Face à l’opinion publique, Agnès est immédiatement considérée comme étant coupable de négligence. Dans le doute, elle est placée en garde à vue. Prouver qu’elle a agi comme il le fallait, et que ce décès était inévitable, ne va pas être une mince affaire. Les choses se compliquent encore plus lorsqu’on apprend que son mari, Victorien, travaille pour Providence.

Les désaccords entre les deux époux, que l’on suit à niveau égal et qui n’ont pas la même vision du monde, sont un peu comme une double incarnation de l’état d’esprit du lecteur face à la société décrite par Olga Lossky : d’un côté, on se dit forcément que si les technologies permettent d’éviter des dangers inutiles, voilà une chose positive donc pourquoi pas ; mais en même temps, un quotidien entièrement régi par ces technologies, dénué d’actes purement humains, a tendance à être terrifiant.

Pour s’éloigner de toute l’agitation médiatique et face à un énième désaccord avec son conjoint, Agnès ira jusqu’à partir du domicile familial, avec les enfants, pour s’installer chez ses parents… ultra-religieux et encore plus réfractaires qu’elle au numérique. Chaque membre de cette famille, et chaque génération, apporte un point de vue sur cette société futuriste.

En mettant de côté les aspects les plus techniques pour se concentrer sur les sentiments et la vie quotidienne, Olga Lossky explore les innovations à travers l’impact profond qu’elles peuvent avoir sur nous concernant tout ce à quoi l’on tient le plus dans la vie : nos proches, notre santé, notre métier. Une approche humaniste et familiale, qui bénéficie en plus de qualités littéraires indéniables : l’écriture est douce, fluide, servant une narration impeccable.


Continuer la lecture

Réseaux sociaux

     
 

LE NUMÉRO 1 DE LA REVUE EST DISPONIBLE

Bientôt le numéro 2

Interviews en +

Chroniques à lire en +

En ce moment